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Gestion des retours3 min de lecture

Préparer la vague de retours de janvier dès le mois de novembre

Les retours de fin d'année arrivent tous en même temps, avec des délais allongés et des articles offerts. Ce qui se prépare avant, et ce qui ne se rattrape pas après.

Équipe Fastoche ·

Vue intérieure d'un entrepôt avec des cartons empilés sur des étagères hautes, illustrant le stockage et la logistique.

Un pic prévisible que peu d'organisations absorbent

Les retours de fin d'année ont une caractéristique commode : ils sont parfaitement prévisibles. Le volume, la date et la nature sont connus d'avance, à partir de vos propres chiffres de l'année précédente.

Et pourtant, ils prennent régulièrement les équipes de court. Non par manque d'anticipation générale — tout le monde sait que janvier sera chargé — mais parce que les décisions qui comptent doivent être prises en novembre, à un moment où toute l'attention est ailleurs.

Le délai prolongé s'annonce, il ne s'improvise pas

Beaucoup de marchands allongent leur fenêtre de retour pour les achats de fin d'année : un cadeau acheté fin novembre serait hors délai avant même d'être offert.

C'est une bonne pratique commerciale, à condition d'être annoncée avant l'achat. Annoncée après, elle ne produit aucun effet sur la conversion — elle ne fait qu'augmenter les retours.

Elle doit aussi être configurée réellement, pas seulement affichée. Une politique qui dit « retours acceptés jusqu'au 31 janvier » et un système qui refuse les demandes au-delà de trente jours produisent, en janvier, une file de dossiers en anomalie à traiter à la main, au pire moment.

Le retour de cadeau n'est pas un retour ordinaire

C'est la spécificité la plus mal gérée de la période.

La personne qui rapporte l'article n'est pas celle qui l'a acheté. Elle ne connaît pas le numéro de commande, souvent pas l'adresse électronique utilisée, et parfois pas le prix payé. Elle ne veut d'ailleurs pas toujours le savoir.

Un parcours de retour qui exige le numéro de commande et l'adresse de l'acheteur bloque net cette personne. Elle écrit au service client, qui traite le dossier à la main — multiplié par le volume de la saison.

Deux dispositions règlent la question. Permettre la recherche par numéro de commande seul quand la boutique l'accepte, ou fournir à l'acheteur un lien de retour transmissible avec le cadeau. Et proposer par défaut un avoir plutôt qu'un remboursement, ce qui correspond à l'attente réelle : le bénéficiaire veut échanger, pas récupérer l'argent de quelqu'un d'autre.

La capacité de réception est le vrai goulot

En janvier, ce n'est presque jamais le traitement administratif qui bloque, c'est le quai.

Les colis arrivent en masse sur quelques jours. S'ils ne sont pas ouverts, l'argent n'est pas rendu, les clients relancent, et le service client absorbe un volume d'appels qui n'aurait pas eu lieu d'être. Le retard de réception se transforme en charge de relation client, avec un facteur multiplicatif.

Trois leviers, à décider en novembre : la surface disponible pour stocker les colis en attente, le renfort humain sur les deux premières semaines de janvier, et la simplification temporaire du contrôle sur les articles de faible valeur — quitte à revenir à un contrôle complet une fois la vague passée.

Ce qui se prépare, article par article

Une dernière chose se joue en novembre, et elle est rentable : identifier les références qui ont le plus retourné l'an dernier, et corriger leurs fiches avant la saison.

Un guide des tailles ajouté fin novembre agit sur des milliers de commandes. Le même guide ajouté en janvier, après analyse des retours, n'agira que l'année suivante.

Le bilan se fait en février, pas en janvier

Dernière recommandation, souvent négligée : bloquer une demi-journée en février pour regarder ce qui s'est passé, tant que c'est frais.

Quels articles ont le plus retourné, quels motifs dominaient, où la file a bouché, combien de dossiers ont demandé une intervention manuelle et pourquoi. Ces réponses, écrites une fois, constituent le plan de l'année suivante — et elles sont introuvables six mois plus tard.

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